Les sites Internet sont actuellement des outils incontournables pour la performance des sociétés. En plus d’être une plate-forme de communication essentielle, ils sont également de véritables piliers dans la promotion d’une image de marque ou dans la distribution. Les portails web mettent en jeu plusieurs éléments pour être fonctionnels, dont le plus important est l’hébergement de serveur. Par définition, un serveur est un ordinateur situé à distance qui a pour fonction de stocker, de gérer et de fournir des données aux machines qualifiées « clients ». Dans le contexte du réseau Internet, on parle généralement de serveurs web. On distingue aujourd’hui 3 types de services dans le domaine des serveurs web, à savoir les serveurs dédiés, les serveurs mutualisés et les serveurs virtuels.
Serveur virtuel : définition
Par définition, un serveur virtuel est une solution informatique logicielle. En d’autres termes, au lieu d’être une machine réelle tels que les serveurs web usuels, il est un programme qui gère les fonctions des équipements physiques dédiés à ce rôle, comme il a été indiqué dans la définition donnée supra. Il va de soi que le serveur virtuel nécessite l’emploi d’un ordinateur, mais la mission de ce dispositif est limitée à rendre opérationnelle l’application et non de servir de serveur proprement dit. Dans le jargon informatique, on parle de machines virtuelles. Selon les spécialistes du milieu, un serveur virtuel est la solution de compromis entre un serveur dédié, qui est consacré totalement à un unique client et un serveur mutualisé, qui est partagé entre plusieurs entités. Un serveur virtuel se comporte comme un serveur dédié, mais le dispositif qui l’héberge est mutualisé. Ce type de serveur est dédié à un unique client et par conséquent, ce dernier est totalement autonome dans son administration vis-à-vis du prestataire. Néanmoins, la machine physique qui fait fonctionner l’application n’est pas consacrée à cet unique client mais héberge plusieurs serveurs virtuels simultanément, d’où son caractère mutualisé.
Serveur virtuel : principes et caractéristiques
Un serveur virtuel est basé sur le principe de la virtualisation matérielle. En résumé, cette technique consiste à faire en sorte qu’une machine physique soit considérée comme étant plusieurs ordinateurs indépendants. Pour ce faire, les ressources mémoires, processeurs et connectivités sont partagées entre le nombre de machines virtuelles, mais le quota alloué à chacune d’elles diffère. En réalité, on dit que l’ordinateur est partagé en plusieurs machines virtuelles puisque chaque client dispose d’une session indépendante qu’il rendra opérationnelle avec le système d’exploitation Serveur, qu’il souhaite. Ainsi la machine physique hébergeant les serveurs virtuels dispose de deux systèmes d’exploitation différents: le premier dit global destiné à son fonctionnement et le second qualifié de hôte, dédié à la gestion du rôle de serveur du client. Puisque chaque session d’utilisateurs est considérée comme un dispositif informatique virtuel, elle dispose des caractéristiques principales d’un ordinateur réel, à savoir une mémoire RAM, une capacité de disque dur, un CPU et une bande passante. La mémoire, le disque dur et la bande passante alloués à chaque machine virtuelle sont toujours exprimés en Mo ou en Go ainsi qu’en Mbps, tandis que le processeur est représenté par un pourcentage. Ce dernier n’est autre que le quota des ressources CPU auquel le client a droit.
Serveur virtuel : avantages
Les avantages des serveurs virtuels sont multiples. Le plus important d’entre eux repose sur le fait que les clients disposent d’un serveur web dédié à bas prix. Cette caractéristique résulte de l’allègement considérable des charges liées aux machines réelles puisqu’au lieu de mobiliser un équipement physique pour un seul serveur, ce dernier en gère plusieurs simultanément. Le second atout des serveurs virtuels repose sur leur indépendance totale. Si un de ces derniers connaît des dysfonctionnements ou tombe en panne, les autres continueront à fonctionner normalement et ne seront en aucun cas atteints par ces problèmes. Ce critère est également valable en matière de sécurité. La troisième force de ce type de service réside dans le partage des ressources non-allouées entre les différents serveurs virtuels. En effet, il arrive que dans certains cas, les ressources de certaines machines physiques ne soient pas utilisées entièrement puisque l’ensemble de celles qui ont été allouées aux serveurs existants n’atteint pas la totalité de leurs capacités. Le dernier avantage des serveurs virtuels est à caractère écologique. Puisqu’un équipement physique peut gérer plusieurs serveurs de type dédié, les besoins en termes d’énergies sont revus à la baisse.